Introduction
🌱 Types, méthodes, techniques : comment arrêter de confondre les vaches et les choux
Dans le monde agricole, on adore inventer des mots. Résultat : tout se mélange.
Un type de production devient une méthode, une méthode se transforme en technique, et l’agroécologie finit par être réduite à un slogan brandi dans les colloques. Bref : on confond les vaches et les choux. 🐄🥬
Alors, posons les bases.
1. Le type de production : quoi on produit
Simple comme bonjour.
Maraîchage, arboriculture, élevage, viticulture, apiculture… bref, des catégories. Rien de sorcier, pas de dogme.
2. La méthode de production : selon quels principes on produit
Et là, il faut être clair : en France, il n’existe que trois méthodes de production officiellement reconnues par la loi :
Conventionnelle : la norme par défaut. Intrants chimiques autorisés, pesticides, engrais minéraux. Rien de glamour, mais c’est 90 % de nos assiettes.
Biologique (AB) : encadrée par un règlement européen, certification obligatoire, interdiction des intrants de synthèse (sauf exceptions très encadrées). Le seul vrai label solide.
Haute Valeur Environnementale (HVE) : intégrée au Code rural, basée sur des indicateurs environnementaux (biodiversité, phytos, fertilisation, eau). Reconnue officiellement… mais critiquée pour son manque d’exigence par rapport au bio.
⚠️ Tout le reste — permaculture, biodynamie, syntropie, agriculture de conservation, agroécologie — n’est pas reconnu comme méthode de production officielle. Ce sont des pratiques, des approches, ou des labels privés. Parfois très intéressants, parfois folkloriques, mais en tout cas hors cadre légal.
Et c’est là que les choses dérapent : on confond “méthode reconnue” et “courant à la mode”.
3. Les techniques : comment on s’y prend vraiment
Là, on quitte le registre idéologique pour revenir au terrain.
Exemples : maraîchage en plein champ ou sous serre, paillage, semis direct, agroforesterie… Ce sont des gestes concrets, ce qu’on fait avec ses mains et ses outils, pas avec un horoscope lunaire.
4. L’agroécologie : ni méthode, ni label, mais une discipline scientifique
Au milieu de tout ça, il y a l’agroécologie.
Ce n’est pas une méthode officielle, ce n’est pas un label, ce n’est pas un courant ésotérique. C’est une discipline scientifique : appliquer les lois de l’écologie à l’agriculture.
📚 En clair :
des sols couverts,
des rotations diversifiées,
des infrastructures écologiques (haies, mares, bandes fleuries),
moins d’intrants, plus d’autonomie.
Et aussi, ne l’oublions pas : une dimension sociale et politique. L’agroécologie, ce n’est pas seulement des sols vivants, c’est aussi des paysans vivants : des fermes viables, une alimentation juste et des territoires résilients.
⚠️ Problème : le mot est joli, donc il est devenu un fourre-tout. Aujourd’hui, “agroécologie” peut désigner aussi bien une recherche rigoureuse de l’INRAE… qu’un power point RSE avec trois papillons en clipart.
5. En résumé
Type = quoi on produit.
Méthode = seulement trois reconnues officiellement en France (conventionnelle, bio, HVE). Le reste = des approches intéressantes, parfois pertinentes, mais pas reconnues légalement.
Techniques = ce qu’on fait concrètement sur le terrain.
Agroécologie = une discipline scientifique, pas un label, pas un dogme.
Chez Breizh Oasis, on ne confond pas les choux et les vaches.
On accompagne des collectivités, associations et entreprises avec une approche agroécologique sérieuse : diagnostics de terrain, conception adaptée, appui agronomique, formations.
Pas de slogans. Pas de greenwashing. Pas de PowerPoint avec des papillons.
Juste des solutions concrètes, testées, cohérentes avec ce que la nature fait depuis des millénaires (et souvent mieux que nous).
💡 L’agroécologie n’est pas une option marketing. C’est une stratégie de survie collective.


